Les crypto-monnaies, encore une dernière fois pour faire le beau.

Le loup de Wall Street : nombreuses nouvelles images - Galerie

C’est plongé dans mes graphiques durant ces longues nuits sans sommeil à frissonner pour mon short à levier quand des mèches vertes s’allument pour le liquider ou mon long virant à la catastrophe teintée du rouge baissier que je me suis demandé ce qui me motivais toujours.

Les filles encore et toujours elles. Les femmes, en commençant par ma mère, celles de substitution ensuite, puis toutes les autres depuis ma plus tendre enfance à leur quémander, déjà en usant d’artifices, gestes tendres et câlins.

Passé onze ans, les papouilles platoniques familiales s’estompèrent , la recherche insatiable du trésor féminin jusqu’à ce jour ,certainement à l’orée de ma mort commença.

Éternel queutard, toujours en chien de désespoir, c’est un véritable parcours d’obstacles dantesques que j’ai dû affronter. Un  tirailleur sénégalais de la baise aux anecdotes toutes plus déjantées les unes que les autres. La vie n’est pas un fleuve tranquille dit-on, mais pour le matou de gouttière à souris, c’est encore plus retors.

Il faut s’être retrouvé dans une ferme au fin fond des Mont d’Arrée en plein hiver pour une belle des champs entourée de sa fratrie de dégénérés consanguins, des bestiaux de cent kilos, aux yeux bovin qui me reluquaient placidement, sournoisement comme le cochon qu’ils avaient saigné, tué la veille à grands coups de mandrin. J’ai tenu un mois tout de même. Elle avait de beaux atours, une fraîcheur impudique si naturelle qui me ravissait les sens à l’extase. J’ai dû fuir avant que ses frères finissent par me faire un mauvais sort à coup de pioche. À peine majeur et terminer au fond d’une fosse à lisier très peu pour moi. C’est à six heures du matin, sans même l’avoir réveillée, sans même avoir goûté sa bouche une dernière fois que je me suis retrouvé sur la route, à pied, en direction de Carhaix , sa gare, la civilisation, le TGV, le retour à Paname, à la vie de sauteries estudiantines.

Car il n’y avait pas que moi comme corniaud de la trique, il y avait aussi mon pote Jeanjean, deux traine-lattes, deux pousse-mégot, on s’était dit qu’a nous deux, nous aurions peut-être la chance pour un, ce qui n’était pas faux en pratique. Encore fallait-il se partager équitablement les prises. Là, commencent toujours les embrouillent, mais elles n’ont pas réussi à altérer notre amitié jusqu’à ce que tu partes, il y a déjà dix ans, tringler le céleste. Adieu Jeanjean, je t’aimais bien, tu sais.

Il lui en est arrivé une bien bonne à ce pauvre Jeanjean, mon compagnon de famine sexuelle jamais rassasiée. Un patchouli revenu d’une virée en mer pour camés du Père Jaouen lui fila le mauvais tuyau, le plan à éviter, les cigarettes pour asthmatique Louis Legras en vente à l’époque librement en pharmacie. Vous vous faisiez une décoction/infusion avec ces clopes et c’était parti pour un grand tour de manège à la datura, durée huit heures minimum avec éléphants roses à la clef garantis sur facture. Le pauvre Jeanjean ce n’est pas des éléphants roses qu’il a vu, mais des dragons ailés et une mauvaise rencontre qui lui laissa au fond une trace indélébile et pas qu’à son amour-propre.
Je l’avais laissé seul à Paris pour les fêtes de fin d’année , j’étais reparti en Bretagne, je vous rassure pas chez les pécores cinglés des Mont d’Arrée, mais sur Brest butiner une autre fleur de granit. Mon Jeanjean se retrouvait seul dans notre piaule vue sur le cimetière Montparnasse. J’aurais du m’en douter que cela allait mal se passer, d’ailleurs dès que je partais quelque chose se passait mal, mais tout de même. 31 décembre au soir, le Jeanjean se fait sa tisane des enfers avant de sortir dans les rades du 14e, pousser à Malakoff retrouver d’autres potes. C’est ce qu’il a pu confusément me raconter par la suite. Où s’est-il retrouvé ? Où est-il allé ? Ni lui ni personne n’a pu le savoir précisément. Il aurait levé une magnifique créature qui l’a raccompagné chez elle, tout va bien, super nuit de la Saint-Sylvestre pour notre Jeanjean, sauf que la bombasse s’est avérée être un travelo brésilien monté comme un baudet du Poitou, Charente Poitou ça rentre partout… Mal au fion, saignements, baston,pompiers direction les urgences à l’Hôtel-Dieu pour tomber sur un interne complètement bourré, de garde le jour de l’an, qui lui a recousu l’anus avec une guirlande argentée. Le toubib n’a pas poussé la plaisanterie jusqu’au bout, il aurait pu lui greffer une troisième couille avec une boule de Noël piquée sur le sapin du hall d’entrée.

Là ou c’est placé cela cicatrise très difficilement. Trois mois à dormir sur le ventre, ne pas pouvoir s’asseoir, la drogue, c’est mal Jeanjean.

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